Bientôt hiver et puis printemps,
un autre été, plaisir d’amants,
longtemps en moi je te retiens,
et l’amour en saison revient,
jamais lassé, réinventé, subtile désir alimenté,
telles des braises à attiser a la douceur des alizés
... Régine
Bientôt hiver et puis printemps,
un autre été, plaisir d’amants,
longtemps en moi je te retiens,
et l’amour en saison revient,
jamais lassé, réinventé, subtile désir alimenté,
telles des braises à attiser a la douceur des alizés
... Régine
C’matin tu vois j’me suis assise sur le muret,
Celui d’la croix près de l’école, le vent soufflait,
J’ai r’gardé les enfant, en contrebas, c’est la récré.
J’ai r’gardé l’passé, c’était ma cours y a des années.
J’ai r’gardé l’présent, grillé une clope, le vent soufflait,
Il était là l’présent, sous mes yeux, d’la pluie se jouait.
L’eau ruisselait l’long du trottoir,
J’ai r’gardé l’futur sans rien voir,
Le r’gard trop embué, sans doute.
Plus tard, j’ai r’gardé l’facteur sur la route,
Lui ai souris, il a levé mes doutes, et dit merci,
D’un sourire, c’est l’présent aussi.
Puis j’me suis assise là, le temps de rien,
Le temps de tout, ce temps c’est l’mien.
J’ai voulu faire un poème, poétiqu’ment correcte,
Ma main m’a donné ça, j’la respecte.
Sur ma p’tite campagne le vent soufflait,
Ça sentait bon la terre mouillée, le vent sifflait.
Régine
Une pensée douce ourlée d’un rien d’amer,
L’été est prometteur, rend la plume légère.
La vie est ainsi faite, multiples sont ses saveurs,
On voudrait ne porter ni rancœur ni douleur.
La vie est ainsi faite, multiples sont ses couleurs,
La nuit succède au jour, et rien jamais ne meurt.
C’est un livre que j’aime, je caresse ses pages,
Quelques unes sont cornées, j’en relis les passages.
Je m’en vais sereine retourner en moi,
Devenir ce corps délivré de tout poids.
Redorer de mon âme les contours,
Redonner à mon cœur la forme de l’amour.
Régine
De passage,
à peine l’illusion d’être là,
d’être simplement,
d’être quoi ?
Tout au plus peut être la pièce d’un puzzle
qui doucement s’emboite
à mesure que s’éteignent les lumières du passé.
En même temps tremblote la lueur du présent,
leurre brillant, déjà pourtant se découpe dans l’aube blafarde
l’horizon indistinct
l’horizon
Je serai,
L’ombre qui vous accompagne,
La brise qui vous effleure,
La caresse d’un rayon de soleil,
Le sillage d’un parfum gourmand,
Le sentiment d’une main sur votre épaule,
D’un regard qui vous frôle,
Je serai,
L’impression, d’une invisible présence,
Le tourment de mon absence,
La douceur d’un souvenir.
Je serai, là,
Là où rien ne s’efface.
« Et je me souviendrai…
Rég
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