textes

Dimanche 12 septembre 2010 7 12 /09 /Sep /2010 20:27

 

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C’matin tu vois j’me suis assise sur le muret,
Celui d’la croix près de l’école, le vent soufflait,
J’ai r’gardé les enfant, en contrebas, c’est la récré.

J’ai r’gardé l’passé, c’était ma cours y a des années.
J’ai r’gardé l’présent, grillé une clope, le vent soufflait,
Il était là l’présent, sous mes yeux, d’la pluie se jouait.
L’eau ruisselait l’long du trottoir,
J’ai r’gardé l’futur sans rien voir,
Le r’gard trop embué, sans doute.
Plus tard, j’ai r’gardé l’facteur sur la route,
Lui ai souris, il a levé mes doutes, et dit merci,
D’un sourire, c’est l’présent aussi.
Puis j’me suis assise là, le temps de rien,
Le temps de tout, ce temps c’est l’mien.
J’ai voulu faire un poème, poétiqu’ment correcte,
Ma main m’a donné ça, j’la respecte.
Sur ma p’tite campagne le vent soufflait,
Ça sentait bon la terre mouillée, le vent sifflait.

Régine

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Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /Sep /2010 13:13

 

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Une pensée douce ourlée d’un rien d’amer,

L’été est prometteur, rend la plume légère.

La vie est ainsi faite, multiples sont ses saveurs,

On voudrait ne porter ni rancœur ni douleur.

La vie est ainsi faite, multiples sont ses couleurs,

La nuit succède au jour, et rien jamais ne meurt.

C’est un livre que j’aime, je caresse ses pages,

Quelques unes sont cornées, j’en relis les passages.

Je m’en  vais sereine retourner en moi,

Devenir ce corps délivré de tout poids.

Redorer de mon âme les contours,

Redonner à mon cœur la forme de l’amour.

 

 

Régine

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Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /Août /2010 12:48

 

 

 

De passage, 

à peine l’illusion d’être là, 

d’être simplement, 

d’être quoi ? 

Tout au plus peut être la pièce d’un puzzle 

 qui doucement s’emboite 

 à mesure que s’éteignent les lumières du passé. 

En même temps tremblote la lueur du présent, 

leurre brillant, déjà pourtant se découpe dans l’aube blafarde

                                                                 l’horizon indistinct

 

 

 

 

 

l’horizon 

 
 
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Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /Mai /2010 10:39

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Je serai,

L’ombre qui vous accompagne,

La brise qui vous effleure,

La caresse d’un rayon de soleil,

Le sillage d’un parfum gourmand,

Le sentiment d’une main sur votre épaule,

D’un regard qui vous frôle,

Je serai,

 L’impression, d’une invisible présence,

Le tourment de mon absence,

La douceur d’un souvenir.

Je serai, là,

 

 

                                           Là où rien ne s’efface.      

 

 

 

« Et je me souviendrai…

 

Rég

 

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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /Mai /2010 14:18

Mai

 

 

 

 

 

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Le printemps souffle sa brise, frissons sur la peau,

doux effluves viennent titiller les sens,

un pas vers l’essentiel et l’essence même des choses.

 

 

 

 

 

 

Régine

 

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Dimanche 25 avril 2010 7 25 /04 /Avr /2010 13:09

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

Je regarde ce printemps qui doucement éclos, prémices d’autres saisons.

Les rosiers sont taillés courts cette année, leur floraison sera moins riche,

mal nécessaire pour leur redonner vigueur. Renouveau, beauté, la nature

fait merveilles, et mes yeux s’émerveillent.

Cette saison est mienne, renaitre et vivre, méditer, vérité mise à nue,

cette vérité est mienne.

Chacun va de son pas, avec sa vérité, celle qu’on ne peut fuir, sa vérité,

sa conscience aussi.

Et puis la conscience des autres sans laquelle nous n’aurions

pas conscience de nous.

Et le printemps va son bonhomme de chemin, coloré de jaunes éblouissant,

adoucis de pastels.

Et je vais mon bonhomme de chemin, légère comme ce fin duvet qui s’envole

vers les nuages floconneux.

Rien ne pèse, rien n’est poids, la vérité est là.

Là, dans le jour qui se lève, dans une journée qui s’achève,

dans l’accomplissement des choses de la vie, dans nos choix,

pour autant qu’ils soient justes,

justes en regard de notre vérité, de notre conscience.

Nul ne sait de quoi demain sera fait,

j’ai gouté de chacun de ces derniers jours les multiples saveurs,

n’est ce point là le bonheur ?

 

 

Rég.

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Lundi 19 avril 2010 1 19 /04 /Avr /2010 19:42

 

 

 

 

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La vie est belle,

je l'avais oublié, je suis là aujourd'hui, ébahie,

muette.

Presqu'une renaissance,

encore convalescente,

forte pourtant,

pleine d'amour,

pleine de vie,

un but,

aucun but,

tant de buts,

juste l'horizon peut être,

celui que j'avais oublié de regarder de ma fenêtre,

au fil du temps, et des saisons passées.

le temps a passé et je n'ai rien vu,

le temps a passé et j'ai oublié d'être,

croyant être,

alors que j'n'étais rien,

plus rien.

 

 

 

 

 

Je souris,

 

 

A mes enfants, mon compagnon de vie,

a la joie d'être là avec eux.

 

 

  Je pense,

 

 

A la féminité, a ce de quoi nous sommes faites,

 nous, femmes,

ce qui nous

forge et qu'aucun homme ne comprendra jamais.

 

 

 

 

Mea culpa,

 

 

Pour le mal que j'ai pu faire,

ce qui est fait nul ne peut le défaire.

 

 

Mea culpa,

 

 

Mais c'est là ma vie,

et la vie est belle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Samedi 23 mai 2009 6 23 /05 /Mai /2009 11:52




Le jour se prépare, les oiseaux déjà pépient,

chassent les insectes dans les chéneaux,

la brise taquine une branche, crissement familier

sur les tuiles, une belle journée s’annonce semble t’il,

trop tôt encore pour y voir sans lumière.

Le soleil prend son temps, rien ne viendra troubler sa course,

rythme immuable bercé par les saisons.

Pourtant, imperceptible, quelque chose a changé, peut être le regard porté

sur les choses au fil des années,  ne vivent elles pas à travers nous ?

Portée par le rythme de la vie, secouée, attendrie, en colère,

 parfois déçue,  jamais blasée, je m’étire au soleil déjà chaud

de cette fin de matinée, une belle journée pour s’éteindre,

tout est parfait, dans l’ordre des choses et je suis fatiguée.

Une belle journée pour s’étreindre, le cœur y est,

mais que vaut une journée parfaite quand les bras restent vides.


Régine

 

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Jeudi 21 mai 2009 4 21 /05 /Mai /2009 13:07

 




Offerte aux rayons cuisses ouvertes, peau moite,

humide du désir sorti d’un rêve, le souffle court.

Le jour poursuit sa course, le linge sèche sur le fil,

doux parfum de lessive, les souvenirs affluents,

le chat ronronne étendu de tout son long,

la chaleur, vient titiller ma peau, j’apprivoise sa brûlure,

chaud le soleil, yeux mi clos je fantasme une bouche,

souffle brûlant sur mon sexe qui s’ouvre à la caresse,

douce la brise assèche l’écume de la vague qui m’a emporté,

subtile, cérébrale étreinte.

 


Rég 

 

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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 10:49




La vie m’a accordé du temps,

 si peu,

 pour quelques gribouillis,
un bout de réflexion, quelques mots incertains.
On peu tergiverser sur mille manières de vivre sa vie,
vivre sa mort, vivre tout cours aussi,
mais nul ne sait de l’autre au fond ce qu’est sa vie.
Aucune route n’est jamais droite, rien n’est jamais facile,
on marche toujours seul vers n’importe quel demain,
personne n’peut endosser pour nous croix ou bannières.
Les souffrances, les douleurs, qu’elles appartiennent à l’âme
ou à la chair sont autant de bornes, d’ornières,
jalons sur le chemin.
Pour faire ce long voyage, tu es bien encombré,
le baluchon est lourd et beaucoup trop chargé.
Au fil des étapes, tu ne portes plus rien,
c’est la vie qui te porte, elle t’a apprivoisé,
peut être est ce toi, l’aurais tu accepté ?
comme on accepte sa mort parce qu’elle est la vie,
comme cette vieille douleur qui se réveille parfois,
elle fait partie de toi.

Régine

 

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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 09:51




Intense frisson,

Passion  distillée.

J’ai faim,

Viens te perdre, je suis déjà perdue,

Viens te perdre, perdu tu l'es déjà.

 

Laisse,

Errer ton souffle brûlant sur ma peau braise,

Consume moi.

 

Je t’aime

 

Peins, mon ciel des couleurs de l’amour,

Pourpre pour le coeur,

Carmin pour l’ébauche du désir,

Parsème ta toile de chaudes touches d’ocre,

Palette des terres du sud gorgées de soleil,

Généreuses et parfumées.


Rég. 

 

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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 09:42





La plaine luit d’une lune pleine,

Pleine de grâce ombre glisse,

Femme de nuit erre âme en peine,

Dans tes rêves douce s’immisce.

 

Liane, voluptueuse te lie,

Sensuelle, velours te couche,

Ta reine, cruelle te plie,

Solitaire elle fuit, farouche.

 

Le cœur serré l’aube pointe,

Quitte la nuit à pas de loup,

Drapée d’aurore, joie feinte.

 

Ventre serré, cœur à genoux,

Le jour porte la complainte,

De leurs étreintes et moments doux.

Rég.

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Samedi 16 mai 2009 6 16 /05 /Mai /2009 09:33





Un jour parmi tant d’autres, que du bonheur diront ils, que du bonheur, un jour parmi d’autres, se lève et tombe. Un grand vent, la pluie battante sur les volets, enfin, le silence la tempête s’est éloignée, car les tempêtes s’en vont mourir. Sur le chemin la lune joue de son reflet, se mire dans les flaques troublées, sans trahir rien, sans mot dire, rien qui ne vaille d’être dit, tout juste murmuré à l’oreille de la bise, un jour se lève et tombe, elle regarde tomber la nuit, une perle au coin de l’œil, des secondes au creux d’une main, emmitouflé de tendresse, Il remonte son col et repart vers l’Est, c’est là que le soleil se lève. 

Régine (désolée Kelton j'ai piqué ton titre, mais en écrivant j'ai pensé pourtant..)
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Lundi 11 mai 2009 1 11 /05 /Mai /2009 11:52

 


 


En creux plus hauts les flots gémissent,
Déferlantes maintenant au ventre lisse,
Violent dunes fragiles et fières,
La nuit s’étire, la lune éclaire.


Gronde le tonnerre, tempête présage,
A l’horizon sombres nuages,
Plaisir en vagues ourlées d’écume,
Embruns jetés en fine brume.


Impitoyable, parfait accord,
Eau devient feu au corps à corps,
Coulée de lave, fleuve brûlant,
Au fond des mers naît un volcan.

Reg.

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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 10:39

 

 Alain Serruya pour le tableau





La nuit a laissé ses marques, je souris au mirroir, les aléas des années, se réveiller fraiche, c’était il y a longtemps.

Je souris au soleil qui se lève, il me sourit aussi, les joies des années, apprécier, gouter, s’émouvoir, oublier, s’oublier, aimer.

Savent ils seulement combien mon cœur parfois se sert, combien de fois il bat trop fort, quand pour eux parfois j’ai peur, quand ils me manquent, quand ils s’en vont, combien je voudrais rendre possible leurs rêves, les porter vers demain, et toi, sais tu combien de larmes mes yeux retiennent quand parfois tu parles fort, quels sont mes doutes, ce que contient mon cœur de femme, qu’il faut si peu pour être heureuse et combien j’aime ses petits rien qui font l’bonheur des p’tits matins.

A ceux qui viennent parfois me lire, des inconnus à ceux qui comptent, à ceux qui aiment ou n’aiment pas, tous petits brins d’un lien tissé,  chacun à sa manière est passé dans ma vie, il est dix heure ce matin, le soleil a fait son bonhomme de chemin, moi j’ai continué le mien, une pause café, une douce pensée pour l’enfant que j’ai été, une cigarette un rond de fumée, j’y aperçois la petite fille qui existe encore  et qui parfois rêve trop fort.

 

Régine.

 

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Profil

  • regine
  • mots de femme
  • Femme
  • 21/04/1964
  • J’ai écrit beaucoup, sans prétendre à rien, Sans rien prétendre, juste c’était bien, Comme toucher du bout des doigts le ciel, Comme la chanson de la pluie, la chaleur du soleil, La magie d’un sourire, le pouvoir d’un regard, Autant de m

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