Le printemps souffle sa brise, frissons sur la peau,
doux effluves viennent titiller les sens,
un pas vers l’essentiel et l’essence même des choses.
Régine
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Le printemps souffle sa brise, frissons sur la peau,
doux effluves viennent titiller les sens,
un pas vers l’essentiel et l’essence même des choses.
Régine
Les cieux pleurs,
peignent d’un vert tendre la nature,
Au coin de mes yeux,
Retenues,
Quelques perles.
R.
Je regarde ce printemps qui doucement éclos, prémices d’autres saisons.
Les rosiers sont taillés courts cette année, leur floraison sera moins riche,
mal nécessaire pour leur redonner vigueur. Renouveau, beauté, la nature
fait merveilles, et mes yeux s’émerveillent.
Cette saison est mienne, renaitre et vivre, méditer, vérité mise à nue,
cette vérité est mienne.
Chacun va de son pas, avec sa vérité, celle qu’on ne peut fuir, sa vérité,
sa conscience aussi.
Et puis la conscience des autres sans laquelle nous n’aurions
pas conscience de nous.
Et le printemps va son bonhomme de chemin, coloré de jaunes éblouissant,
adoucis de pastels.
Et je vais mon bonhomme de chemin, légère comme ce fin duvet qui s’envole
vers les nuages floconneux.
Rien ne pèse, rien n’est poids, la vérité est là.
Là, dans le jour qui se lève, dans une journée qui s’achève,
dans l’accomplissement des choses de la vie, dans nos choix,
pour autant qu’ils soient justes,
justes en regard de notre vérité, de notre conscience.
Nul ne sait de quoi demain sera fait,
j’ai gouté de chacun de ces derniers jours les multiples saveurs,
n’est ce point là le bonheur ?
Rég.
La vie est belle,
je l'avais oublié, je suis là aujourd'hui, ébahie,
muette.
Presqu'une renaissance,
encore convalescente,
forte pourtant,
pleine d'amour,
pleine de vie,
un but,
aucun but,
tant de buts,
juste l'horizon peut être,
celui que j'avais oublié de regarder de ma fenêtre,
au fil du temps, et des saisons passées.
le temps a passé et je n'ai rien vu,
le temps a passé et j'ai oublié d'être,
croyant être,
alors que j'n'étais rien,
plus rien.
Je souris,
A mes enfants, mon compagnon de vie,
a la joie d'être là avec eux.
Je pense,
A la féminité, a ce de quoi nous sommes faites,
nous, femmes,
ce qui nous
forge et qu'aucun homme ne comprendra jamais.
Mea culpa,
Pour le mal que j'ai pu faire,
ce qui est fait nul ne peut le défaire.
Mea culpa,
Mais c'est là ma vie,
et la vie est belle.
Le jour se prépare, les oiseaux déjà pépient,
chassent les insectes dans les chéneaux,
la brise taquine une branche, crissement familier
sur les tuiles, une belle journée s’annonce semble t’il,
trop tôt encore pour y voir sans lumière.
Le soleil prend son temps, rien ne viendra troubler sa course,
rythme immuable bercé par les saisons.
Pourtant, imperceptible, quelque chose a changé, peut être le regard porté
sur les choses au fil des années, ne vivent elles pas à travers nous ?
Portée par le rythme de la vie, secouée, attendrie, en colère,
parfois déçue, jamais blasée, je m’étire au soleil déjà chaud
de cette fin de matinée, une belle journée pour s’éteindre,
tout est parfait, dans l’ordre des choses et je suis fatiguée.
Une belle journée pour s’étreindre, le cœur y est,
mais que vaut une journée parfaite quand les bras restent vides.
Régine
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