Dimanche 11 janvier 2009 7 11 /01 /Jan /2009 13:30
 


J’aimerais vous apprendre,

 Mais donneur de leçons est il mon rôle ? 

N’ai je moi-même encore tant à apprendre ? 

Et autre chose à donner. 

Mère pleine de doutes,  mais de tant de grâces, 

Celles de votre indulgence.

 Je vous regarde ébahie. 

Tu enfanteras dans la douleur, 

Celle qui engendre les plus grands bonheurs

                                                                 Sans doute, 

Les plus grandes craintes, 

Celles qui glacent le sang. 

J’aimerais vous porter le sel, 

Celui né des marées,

 Asséché par les vents, le soleil brûlant, 

Celui né de la tolérance,

 De l’ouverture d’esprit, 

Le sel de la vie.

J’aimerais vous offrir

 Le courage,

 Celui d’affronter,

 Vos peurs, vos erreurs, 

L’imparfait que vous êtes

 Et que vous serez. 

Vous êtes partie de moi,  

Partir est ce but vers lequel vous tendez, 

Peut être sans trop le savoir encore,

 Ouvrir vos ailes, voler seuls un jour, 

Sans bagages autre

 Que ces mots : 

Vos actes vous appartiennent, 

Et jamais sans conséquences. 

Ne craignez pas de me décevoir, 

Point de barre haut placée pour vous,  

Ne compte que votre bonheur. 

Alors volez, car je vous aime.



Régine 

 


 
Par regine - Publié dans : textes - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 12:25







Le temps doucement s’étire

Dans la fraîcheur de la chambre,

Yeux mi clos, chatte se mire.

Son reflet docile se cambre.

 

Tellement si femme, imparfaite,

Osée, impudique, sensuelle.

Si elle, timide, secrète,

Ambiguë, douce et cruelle

 

Dans le tain il admire son jeu,

Elle le devine déjà tendu,

C’est ainsi, vite, qu’elle le veut,

Encore dans un rêve perdue.

 

Tellement si femme, fragile,

Et toujours ce besoin brûlant,

Poison que le ventre distille,

La mène au delà des serments.

 

Régine

 

Par regine - Publié dans : textes
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Vendredi 9 janvier 2009 5 09 /01 /Jan /2009 12:21






La nuit fut longue, les fantômes s’endorment et le jour se lève,

Les ombres font places aux lueurs de l’aube, encore une trêve,

 

Les rêves s’effilochent, petits nuages roses dans le matin clair,

Un restant d’orage accroché aux branches vibre encore dans l’air.

 

La nuit fut longue, presqu’une attente, rien au bout,

Rien qui n’éclaire le sanctuaire de ma mémoire, moi debout,

 

Et je brûle.  

 

Régine


Par regine - Publié dans : textes
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 12:10

 





La nuit déjà s’éternise, long à venir, le jour commence à poindre,

ils sont partis laissant la maison vide, tôt, les yeux encore

ensommeillés.

Le matin m’appartient.


Des mois que je n’ai plus rien écrits, le temps file, traître,

Je range mes idées, j’ouvre des tiroirs, classe mes pensées.

Il faudrait repeindre la cuisine.

Je compte mes rides entre deux coups de pince a épilée,

mes ongles sont négligés.

Il fait assez clair maintenant pour éteindre la lumière,

les réverbères se sont éteints, aujourd’hui oscille entre hier et demain.

Le miroir se défile, la lumière est douce et n’annonce pas mon age.


Il faudrait repeindre la chambre.


Aujourd’hui s’est installé sur les pages de mon cahier,

un mot échangé avec un virtuel ami, accompagné d’un café,

une frange de brume dessine des volutes irisées,
le soleil fait son entrée,
maître en son domaine.


Il faudrait revoir la toiture, repeindre les boiseries.

Chaque chose est à sa place, rangée avant de prendre

enfin le temps.


Peut être une manucure serait bien venue, ou une pose d’ongles ?


Des mois que je n’avais plus rien écrit et chaque chose est à sa place.

J’ai quitté l’école trop tôt,  pressée j’étais de vivre,
à l’age où l’on jouait
son avenir j’avais déjà appris le manque,
celui né du besoin.

J’avais appris les maux du cœur, et plus bas, ceux du ventre,

nés de l’absence.


Un autre café, le regard se porte sur les champs, les arbres,
et cette
lumière changeante propre à l’automne m’enchante.

Je me suis attardé un peu trop, voilà que je me hâte.

Il faudrait passer la serpillière.


Le temps manque, je poserai ces mots à plat demain,

mais demain c’est aujourd’hui,
restera donc un grand blanc
à la place de dimanche.

Dimanche est jour de repos.


Regine 

 

Par regine - Publié dans : textes
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Jeudi 8 janvier 2009 4 08 /01 /Jan /2009 08:09
 





Sur le bord de sa vie elle cherchait un sens à son string,

Rimmel sur les joues, rêves éparses ramassés à la hâte,

 dernier regard, clin d’œil du miroir,

Regarde toi.

 

Regine


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