J’aimerais vous apprendre,
Mais donneur de leçons est il mon rôle ?
N’ai je moi-même encore tant à apprendre ?
Et autre chose à donner.
Mère pleine de doutes, mais de tant de grâces,
Celles de votre indulgence.
Je vous regarde ébahie.
Tu enfanteras dans la douleur,
Celle qui engendre les plus grands bonheurs
Sans doute,
Les plus grandes craintes,
Celles qui glacent le sang.
J’aimerais vous porter le sel,
Celui né des marées,
Asséché par les vents, le soleil brûlant,
Celui né de la tolérance,
De l’ouverture d’esprit,
Le sel de la vie.
J’aimerais vous offrir
Le courage,
Celui d’affronter,
Vos peurs, vos erreurs,
L’imparfait que vous êtes
Et que vous serez.
Vous êtes partie de moi,
Partir est ce but vers lequel vous tendez,
Peut être sans trop le savoir encore,
Ouvrir vos ailes, voler seuls un jour,
Sans bagages autre
Que ces mots :
Vos actes vous appartiennent,
Et jamais sans conséquences.
Ne craignez pas de me décevoir,
Point de barre haut placée pour vous,
Ne compte que votre bonheur.
Alors volez, car je vous aime.
Régine
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